Journée de la solidarité qui tourne au règlement
Journée de la solidarité qui tourne au règlement de compte avec le pouvoir en place. Quel pays ! Mais quel pays que la France ! Tout le monde a donné très vite aux victimes du tsunami, et des actions comme le Sidaction ou le Téléthon permettent de récolter des milliers d'euros, mais quand il s'agit de perdre une journée de congé pour les personnes en difficulté morale ou physique, parce qu'elles sont handicapées dans leur chair ou dans leur âme, parce qu'elles se retrouvent seules, la moitié des Français actifs rechignent. Je ne critique pas ceux qui ont posé une journée de congé, mais messieurs-dames qui faitent grève, j'espère pour vous que vous vieillirez en très bonne santé avec une retraite honorable et des gens autour de vous pour vous aimer. Parce que sinon, vous vous direz alors que 30 ans auparavant, vous auriez pu sacrifier une petite journée. Rien qu'une. Mais voilà, il sera trop tard, et vous n'auerz plus qu'à regarder votre nombril, comme 30 ans plus tôt.
La solidarité n'existe pas : n'existe qu'une coalition d'égoïsmes. Chacun reste avec les autres pour se sauver soi-même.
Francesco Alberoni