La violence a enflammé la France entière. Hier,
La violence a enflammé la France entière. Hier, un politique expliquait ainsi la situation actuelle : comme ces jeunes n'ont plus de rêves, ils n'ont plus rien à perdre, donc ils brûlent tout. Un peu légère, comme explication, non ? "L'Etat grand responsable", "les politiques incapables"... Certes, ils ont leur responsabilité, mais les parents dans tout ça ? Les médias en parlent très peu. Il faut vraiment n'avoir intégré aucune valeur au cours de son enfance, aucun respect de son prochain, aucun respect pour le travail pour en arriver à brûler l'école que fréquente son frère, le magasin où travaille sa mère, la crèche où est gardé son neveu, le gymnase où s'entraîne son frère. La violence gratuite, ça me sidère. Surtout quand elle atteint des gens pas du tout responsables de ce qui provoque la haine de ces jeunes. Et comment punir de tels actes ? Comment faire comprendre à ces jeunes le mal qu'ils font ? Dans l'incendie de notre cher club d'aviron, cela fait partie des choses qui me sont les plus douloureuses : les jeunes se sont amusés, vengés, que sais-je encore, mais jamais ils ne pourront percevoir le mal qu'ils nous en fait. Parce qu'ils ne savent même pas ce qu'un attachement sentimal veut dire.
Allez, je m'arrête là pour ne pas vous lasser et je laisse tout naturellement la parole à Gandhi.
Je m'oppose à la violence parce que lorsqu'elle semble produire le bien, le bien qui en résulte n'est que transitoire, tandis que le mal produit est permanent.
En opposant la haine à la haine, on ne fait que la répandre, en surface comme en profondeur.