Une petite chanson, ça faisait longtemps.
Une petite chanson, ça faisait longtemps. Tatouages du passé, d'Arno. Artiste avec un grand A. Un grand bonhomme. Un monstre d'humanité. J'ai entendu les pires critiques sur lui. Si vous faites partie de ces gens qui ne le considérez que comme un "poivrot", prenez la peine d'écouter tous ses albums, et allez le voir sur scène. J'ai vu des dizaines de concerts, des dizaines d'artistes. Jugement sans appel : Arno fait partie du trio de tête. On ressort sonné de ses concerts tant ce qui se dégage de cet homme est fort, bouleversant, émouvant. En quelques secondes, il nous fait passer du rire aux larmes. Silence religieux dans la salle : Arno ne fait qu'un avec son public. Il nous livre des chansons jouées avec la précision de deux métronomes réunis. Chaque note tombe à point, chaque mot touche en plein dans le mille. Vous l'aurez compris, j'adore depuis que je suis tombée dedans (trop tard, à mon goût, mais mieux vaut tard que jamais !).
Il est jeune, il est vieux
Son odeur amère et sucrée
Son corps doux et musclé
Sa langue empoisonnée
Il est ni droite ni gauche
Il est ni noir ni rouge
Il est ni fort ni beau
Il est lui-même.
Il ne ment plus jamais
Dit jamais la vérité
Sur ses bras il y a déjà
Un tatouage du passé.
Sa vie de gamin est partie
Avec ses mots sans solution
Sa bouche pleure
Ses yeux crient des larmes d'amour
Et Dieu l'observe comme un vautour.
Il ne ment plus jamais
Dit jamais la vérité
Sur ses bras il y a déjà
Un tatouage du passé.