Il y a 20 ans (déjà !) disparaissait Balavoine.
Il y a 20 ans (déjà !) disparaissait Balavoine. J'étais encore très jeune à l'époque, mais c'est la première fois que la mort de quelqu'un me bouleversait à ce point. Je crois que c'est l'une des premières fois où j'ai trouvé la vie terriblement injuste. Nous étions en voiture avec mes parents, et je restais accrochée à la radio, à ce journaliste qui racontait l'accident. Je n'y croyais pas. Comme Coluche, ce genre de "pote" nous manque aujourd'hui. Lui rendre hommage par une chanson, c'est bien peu, mais j'y tiens. Par un thème qui lui était cher.
Petit homme mort au combat
Etendu
Noyé de poussière
Un enfant fixe le néant
Le front humide entouré d'un turban
Qui dit que Dieu est grand-and
Dans son dos
Mouillé de sueur
On peut voir qu'il n'a pas eu le temps
De comprendre d'où venait la douleur
Qui brise ses tympans
Petit homme mort au combat
Qui a pu guider ses pas
Ivre de prières
Rythmées pas le glas
Petit homme mort au combat
Quel Dieu a pu vouloir ça
Qui peut être fier
De tant de dégats
Et en moi
L'étau se resserre
Quand je vois défiler ces enfants
Aveuglés par des hommes aux vœux pervers
Aux hymnes délirants
Au delà de toutes frontières
Il faut dire à tout esprit naissant
Qu'aucune cause ne vaudra jamais
La mort d'un innocent
Petit homme mort au combat
Qui a pu guider ses pas
Ivre de prières
Rythmées pas le glas
Devant ces feux
De haine
De terre
De sang
J'espère un peu quand même
Oh, Que l'homme comprenne que l'enfant ne sais pas à quoi il consent
Petit homme mort au combat
Qui a pu guider ses pas
Ivre de prières
Rythmées pas le glas
Petit homme mort au combat
Quel Dieu a pu vouloir ça
Qui peut être fier
De tant de dégats