Il y avait mille et une manière de rendre hommage
Il y avait mille et une manière de rendre hommage aux femmes ce matin. (Et ne me dites pas un jour pour les femmes, 364 pour les hommes !) J'aurais pu choisir "Femme, je vous aime" de Julien Clerc. Mais finalement, je retiendrai cette chanson de Daniel Balavoine : Pour la femme veuve qui s'éveille. Ma façon à moi de penser à toutes ces femmes opprimées qui n'ont ni la liberté de vie, ni la liberté de parole, qui sont régulièrement baffouées, humilliées, et dont on parle si peu.
Petite jaune au boulot
Courbée l'échine
Femme douce vit dans les nuits câlines
En bleus de Chine
Aux frontières de Shanghaï
Faut bien qu'elle travaille
Pour nourrir
Nourrir ses fils
Et dans le monde c'est partout pareil
Pour la femme veuve qui s'éveille
Comme celle de Koustanaï
Dont l'amant n'est qu'un détail
Mort au camp de travail
Seul champ de bataille
Oh inconnue
Dont la peine insoutenable
Est insoutenue
Met son cœur à nu
Fait comme une entaille
Une entaille
Bébé dans le dos penchée sur une terre
Lâche et hostile
Fille du peuple Massaïs
Sue à son travail
Gardant le sourire
Et dans le monde c'est partout pareil
Pour la femme veuve qui s'éveille
L'ennemi t'assaille
Autour de toi resserre ses mailles
Femme de Shanghaï
Ou de Koustanaï
Du peuple massaïs
Veuve d'un monde qui défaille
Rien ne peut égaler ta taille
Ooohh...