Vendredi, j'ai reçu le CD de Grand Corps Malade.
Vendredi, j'ai reçu le CD de Grand Corps Malade. Depuis, impossible d'écouter autre chose. Rarement des textes m'avaient autant bouleversée. Quelques extraits de la chanson Rencontres.
Tout d'abord sur mon parcours, j'ai rencontré l'innocence. Un être doux, très gentil, mais qui manque un peu d'expérience.
[...]
J'ai rencontré d'autres éléments, et l'innocence a disparu.
[...]
J'ai rencontré la poésie. Elle avait un air bien prétentieux. Elle prétendait qu'avec des mots, on peut traverser les cieux. Je lui ai dit : "je t'ai déjà croisée, et franchement tu vaux pas le coup." [...] Mais la poésie a insisté [...]. Elle m'a dit "t'inquiète, le monde appartient à ceux qui rêvent trop."
Puis j'ai rencontré la détresse et franchement elle m'a saoûlé. On a discuté vite fait, mais rapidement je l'ai refoulée. Elle a plein de certitudes sous ses grands airs plein de tension.
[...]
A un moment sur ma route, j'ai rencontré l'amour. Je lui ai dit : [...] "dans l'absolu, t'es une bonne idée, mais dans les faits, c'est un peu nul. Tu pars en couille une fois sur deux." [...] L'amour m'a dit "Moi je veux bien être gentil, mais faut que chacun y mette du sien. Les humains ne font aucun effort, et moi, je ne suis pas un magicien". [...] Avant de partir, [...] il m'a conseilé d'y croire toujours. [...] C'était les derniers mots d'amour.