Je crois que je vous ai déjà parlé de Guy
Je crois que je vous ai déjà parlé de Guy Corneau. Je suis toujours plongée dans la lecture de son livre Victime des autres autres, bourreau de soi-même. Excellentissime. J'ai l'intention de vous en proposer plusieurs extraits dans les jours qui viennent. J'espère ne pas vous lasser ! J'aimerais juste vous donner envie de le lire, car il apporte énormément. Grâce à lui, j'ai pu donner un éclairage radicalement différent à la période que je traverse. Enfin !
Quelque chose en nous a besoin de devenir une personne en se constituant une identité et en élaborant une personnalité.
Prenons l'exemple d'un fruit. Sa peau est sa personnalité. À la fois, elle en exprime l'état intérieur et à la fois elle protège cet intérieur des coups de l'extérieur. Pourtant, qui aurait la folie de penser que la pelure représente la totalité du fruit ? Même lorsque l'écorce est très élaborée, nous pouvons ouvrir le fruit et en trouver la chair et le coeur.
L'extérieur n'est que l'expression de surface de ce qui se passe en profondeur. La peau du fruit témoigne de sa santé interne. Elle n'est pas l'essentiel du fruit. À l'évidence, le fruit subit des attaques qui le marquent, mais il s'agit souvent d'enlever simplement la pelure ou une petite partie du fruit pour s'en débarrasser et conserver le reste. Alors que si le fruit est pourri de l'intérieur, nous ne pouvons pas en bénéficier.