Un post très très personnel ce matin...Dans la
Un post très très personnel ce matin...
Dans la nuit du 24 au 25 octobre 2005, des petits morveux ont incendié notre club d'aviron "pour le fun". Le point d'orgue de divers actes de vandalisme contre lesquels la mairie n'a jamais cru bon de nous protéger. Mais n'insistons pas. Le mal est fait. Indélébile.
Le 26 juin 2006, le permis de construire nous a enfin été accordé, et aujourd'hui, notre nouveau club est terminé. Il a constitué pour moi la plus grande force vitale de ces derniers mois. Une véritable renaissance. S'attacher ainsi à un bâtiment, bizarre, me direz-vous. Mais c'était bien plus. Il y avait le lieu, magique, et le cocon d'amitié et de sympathie qu'il représentait.
Aujourd'hui, je vois encore en décalcomanie les images du tas de cendres. Gravées à l'eau forte. Et je suis à la fois ivre de joie de retrouver notre club et profondément triste de ne plus avoir papa et ma mamie de coeur à mes côtés en ces moments exceptionnels. Aussi forte que l'opposition amour/haine, le bonheur et la souffrance. Ainsi est né ce poème.
Certains y verront un très beau bâtiment,
D'autres un club d'aviron, simplement.
Moi, j'y vois ma vie
Qui, enfin, un peu, refleurit.
Jour après jour, il m'a portée,
Il m'a aidée à me relever,
Il m'a redonné l'espoir
Et des raisons d'y croire.
Des bateaux fondus et une charpente calcinée,
C'est tout ce qu'il restait.
Mais il s'est reconstruit,
Sublime pied de nez à l'incendie.
Cher mamie de coeur
Qui avez succombé à cette horreur,
Croyez-vous que notre club retrouvera son âme
Ou qu'elle est à jamais partie dans les flammes ?
Et toi, papa,
Qui est parti si vite avant tout ça,
Crois-tu que cette renaissance
Me permettra enfin de surmonter ton absence ?
Forte des amitiés qui se sont renforcées
Et des nouveaux liens qui se sont créés,
Aujourd'hui, je veux y croire
Et refouler les vagues de désespoir.